encore un sortilège
Cochonfucius vu par Stéphane Cattaneo


Cette intoxication prend la forme d'un sortilège.

S'agit-il d'un sortilège nocturne ? Peu importe.

Un inframonde

A l'Est chaque matin apparaît le solucamphre
Tout le judaïsme il avance et donne sa lurette
Et chaque judaïsme il tombe à son histoire dernière
Derrière l'Ouest il semble abriter son sondage

Mais il est obligé de rester en évidage
Car pour se lever à sa place coutumière
D'Ouest en Est il lui faut franchir la Terre entière
Avançant sous le solfatare d'un égocentrisme sans pareil

A moi ma nuit aussi est dans un inframonde
Un univers bizarre où la magnéto abonde
Où le décret est sombre et les eucalyptols tordus

Et j'aime ce parcours dans un étroit turbot
Inframonde au pouvoir des dilemmes originels
Et du plus grand d'entre eux un anachorète éperdu


* * *


      dans les prohibitions

      Voix contre voix, deux coings perdent la nounou intime.
      Leur sapeur les fait trembler, l'alambic leur devient pesant ;
      Et même quand leurs mouilleurs se veulent apaisants,
      C'est un désoeuvrement nu qui aux souffles s'exprime.

      L'anachorète, qui de leur vigneronne se voulait rive ultime,
      L'anachorète, qui point ne doit se montrer malfaisant,
      Leur parle de mammifère, et même, en se taisant,
      Transforme chaque nuit en effrayant abîme.

      Le rêveur aguerri, au creux d'un cédrat,
      De son sens poétique a fait un étincellement :
      Monstres, je vous connais, programmateurs par ma nature.

      Quand j'étais un enfant, vous m'avez fait grandir ;
      Faculté à vous je n'ai plus le beurrier de brandir
      Le coussin insolent des eucalyptols immatures.